Ce matin : 5 heures.
Hier, nous nous sommes arrêtés de bonne heure après nos 75 kms.
Cela nous a permis de faire un peu de propre dans les affaires et de bien désinfecter les gourdes. Je regrette de ne pas avoir apporté avec moi des pastilles de purificateur d'eau. L'eau nous a souvent été annoncée impropre et cela pose problème... On achète des bouteilles quand on peut. Le deuxième problème est de trouver des magasins ou échoppes, ce sont des petites boutiques comme il y avait chez nous il y a 40 ou 50 ans. La seule différence, ce sont les produits : les boissons sucrées remplissent les étagères et frigos. C'est, je pense, leurs grosses ventes et pour le reste pas grand chose, ou plutôt comme dit Jean "des cochonneries".
.
Côté fatigue ça commence à être dur, la douleur aux côtes est revenue et la nuit c'est délicat pour trouver une position pour dormir, ça fait deux nuits difficiles, je pense que cela est dû au couchage trop ferme. Cela m'inquiète et augmente les difficultés dans les efforts que je suis amené à fournir.
On commence aussi à réfléchir sur l'organisation de notre retour et celui des vélos.
Ce soir : 18h.
La journée était sans intérêt. Tout le parcours sur des routes défoncées avec et sans pavés et des ornières qui nous obligent à une extrême vigilance.
Le bord des routes est pollué de détritus, c'est innommable. La circulation est importante et pour notre sécurité c'est très moyen. La seule chose que nous ayons vue c'est cette misère sociale dans laquelle se trouve le pays.
Selon nos renseignements, ce sont des journées identiques que l'on risque d'avoir sur cette fin de parcours et ce n'est pas intéressant.
Nous allons en parler ce soir avec Jean Marie, voir comment nous allons faire.
Kms 130.
Cumul 4380.