Hier, pour rejoindre le Danube c'était une journée qui s'annonçait difficile, mais bien plus que je ne le pensais. Tout d' abord, un dénivelé de 1000m qu'il fallait franchir et c'est à midi que nous en avons fait la majorité dans dans de jolis paysages montagneux. Ensuite, il nous restait à suivre le Danube, qui n'est encore qu'une petite rivière. Des bonnes grimpettes répétées et épuisantes mais dans un environnement de rêve..

La journée n'était pas simple et il nous est arrivé une drôle de chose dûe à une déviation qui nous a fait passer sur une voie ferrée avec les barrières abaissées, une voie que nous pensions désaffectée, c'est la configuration des lieux qui nous faisait penser ça. Nous avons manipulés à deux nos lourds vélos pour passer la barrière de chemin de fer et un haut-parleur a annoncé notre bêtise en lançant des consignes sécuritaires. C'est là que nous avons compris, mais trop tard, et le train est passé 15 secondes après. Un moment d'égarement mais pas d'insouciance.

Par la suite, ça se complique, une branche est venue s'engouffrer entre la roue avant et le garde-boue, provoquant une chute sans gravité pour moi. Mais en repartant, à deux reprises, je déchaîne sans comprendre pourquoi. Je regarde à plusieurs reprises mais sans résultat, je repars mais le pédalage est différent, quelque chose ne tourne pas rond sur le vélo, mais je continue mon chemin car je ne vois pas d'anomalie.

A 6 kms de notre nuit d'étape, le dérailleur s'introduit dans les rayons et casse la patte de fixation de celui-ci, impossible de réparer sur place. Aujourd'hui c'est samedi et c'est trop tard pour trouver un réparateur. Demain, c'est dimanche et lundi c'est férié et c' est le jour que j'ai choisi pour casser mon dérailleur et ma chaîne. Jean va bidouiller une réparation de fortune afin de me permettre de rejoindre le camping le plus proche sur un seul pignon et à très petite vitesse.

Me voilà bloqué pour trois jours!